Chronique ferroviaire #5

Aujourd’hui dans le train de Versailles, dans un wagon à demi endormi, un gémissement de plaisir à faire pâlir Meg Ryan retentit soudain.

Les sourcils se dressent, les têtes se tournent.

Une très jeune femme, à la voix de petite fille, bafouille un confus « Excusez-moi. »

Puis continuant sa discussion avec ses voisins, explique sa passion pour le tire à l’arc et l’obstination de ses flèches à toujours atteindre la même cible. « Je bande, je tire et ça se fiche toujours au même endroit. »

Je ne sais pas vous, mais moi, je ne les vivais pas comme ça, mes cours de tir à l’arc.

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