Chronique ferroviaire #6

Elles sont deux mamies comme on en trouve tant sur les bancs de province.

Elles sont toutes belles, toutes apprêtées avec leurs habits du dimanche. Elles ont la même passion pour les bigoudis, leurs boucles courtes sont indémodables, l’une avec ses cheveux blancs, l’autre un blond gris qui doit tout à un coiffeur expert qu’elle fréquente certainement depuis 20 ans. Elles discutent avec enthousiasme et force sourires. De temps à autre, un rire profond, grave, vient ponctuer leur conversation.

Leur différence ? Leur conversation se fait avec les mains, ces deux vieilles dames sont malentendantes.

Brève rencontre du train de Versailles.

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