Billevesées et coquecigrues

Ce soir, sur le chemin de Versailles, l’on apprend tous en choeur les mots compliqués de la langue française, ou du moins un, qu’on le veuille ou non.

Dans le train, un groupe de jeunes étudiants chahutent :

« COQUECIGRUE! »

Ses compères se dévisagent, pantois.

« Coquecigrue, si, si, ça existe. Coquecigrue ! Coquecigrue ! Coquecigrue ! Coquecigrue ! Coquecigrue ! Coquecigrue !… CO-QUE-CI-GRUE ! »

S’en suivra « CHÂTELET! » répété à l’envi, « COCCINELLE! » et autres substantifs scandés haut et fort (surtout fort, très fort…).

Pour ceux qui n’ont comme moi qu’une vague idée de l’existence de ce mot (merci aux traducteurs d’Harry Potter en passant pour en avoir baptisé un piaf maladroit), il s’agit d’une billevesée, sornette ou simplement chose inventée. « À la venue des Coquecigrues » de Rabelais étant l’ancêtre de « quand les poules auront des dents. »

Maintenant si vous arrivez à glisser ce terme dans vos scénarios et le faire valider en haut lieu, je vous en tire mon chapeau.

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