Aujourd’hui coup de gueule.
Quand mes affectueux petits trolls sont remplacés dans mes chroniques par un raté-de-conception (et je suis polie).
Au milieu de tous ses étudiants, la plupart favorisés socialement, il y en a toujours des moins agréables que d’autres.
Avec étrangement une majorité de ces éléments en prépa HEC, mais une majorité seulement. On a toujours quelques pimbêches, étrange mélange d’aguicheuses et d’orgueilleuses, et deux, trois têtes à claques, qui ont pas 20 ans mais sont persuadés de détenir Le Savoir (mix abscons des Échos, TF1 et BFMTV).
Comme, dans l’ensemble, ils sont pas méchants et qu’il est facile de démonter leurs illusions, on les tolère et on apprend à les apprécier pour leurs qualités propres (et pas nécessairement bien cachées).
Mais il y a de temps à autre un cas. Qu’on espère unique et qu’on déteste unanimement.
Il y a trois ans, on a souffert d’un tel cas. Un grand dadais, vieux avant l’heure, capable de sortir à l’un des plus passionnants et adorés professeurs, lorsque celui-ci lui demandait de jeter un œil sur ses affaires, qu’à « HEC, ils n’étaient pas au service des autres, mais que les autres étaient à leur service » (sic). Ce fut apprécié (et la non-admission d’un élève à HEC applaudie comme jamais).
Des cas dans son genre, on n’en veut plus, et on pensait être exaucé.
Sauf que non, en définitive.
Il y a parmi nos étudiants un élève un peu rebelle, au look anti-conformiste. Ce n’est pas le seul et on apprécie cet état d’esprit en général. Mais chez lui, l’anti-conformisme prend des traits d’égoïsme et de paresse, plus que de rébellion réfléchie.
Jusque là, ça va encore et il n’a que 20 ans.
Qu’il accorde ce look à un mépris des paroles des surveillants et des CPEs passe déjà beaucoup moins bien (et j’imagine qu’il n’a pas plus d’égards pour ses professeurs). De « rebelle-sans-cause », il devient « casse-pieds méprisant ».
Mais là où ça ne va plus du tout, c’est quand ce raté-de-conception passe du mépris à l’insulte.
Habitué des retards, il passe toujours les grilles à la dernière seconde, sans un mot ni regard d’excuses. Sauf qu’à une certaine heure, les portes ferment et les gardiens rentrent chez eux. Et voilà pas que cet imbécile, dépité de trouver porte close après l’heure et de devoir faire le tour du bahut, traite notre gardienne – une petite dame à 3 mois de la retraite qui a passé 20 ans dans une loge ouverte aux quatre vents à veiller sur nos petits monstres-, de « salope ».
Et ça, c’est Non !
À 15 jours des concours, on en vient à regretter que nos étudiants n’aient pas à présenter leur dossier scolaire aux oraux. Je le vois bien tenter de se justifier devant les juges de Polytechnique, l’autre raté-de-conception.

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