Liberté, je sens ton nom

Petit à petit, je découvre ma nouvelle ville. Des raccourcis par-ci, des sourires par là, pour le moment, pas vraiment de bémol.

Je n’entends toujours que peu mes voisins, et à moins qu’ils n’investissent dans le bipède miniature, ça devrait continuer.

Le garagiste du bout de ma rue semble considérer les places sous ma fenêtre comme une extension de son garage et les automobilistes du coin n’ont toujours pas compris qu’avec 3 immeubles en construction dans la rue, la circulation était beaucoup moins fluide. À moins qu’ils ne tentent de créer l’Orchestre Assis chaque matin.
Mais vu que mes fenêtres sont en double-vitrage, cela ne transperce mes rêves que lorsque j’ai assez dormi. Bref, rien d’inconfortable.

L’autre jour, en sortant mes déchets, je trouve 2 demoiselles fumant leurs cigarettes sous la pluie, devant le local à poubelles, installées sur deux chaises préalablement abandonnées.

Je me dis qu’elles doivent habiter à côté et préfèrent sortir pour fumer.

La fois suivante, elles sont trois et se sont installées dans le local, une assise sur la poubelle à ordures ménagères, les deux autres coincées entre la porte et les encombrants.

Elles parlent librement d’hommes, elles sirotent leurs Cocas, elles s’excusent et se lèvent pour que je puisse jeter mes déchets. Elles ne sont pas là pour pouvoir fumer tranquille, ou pas seulement. Elles sont là, réfugiées dans un local à ordures, pour pouvoir parler librement.

Quand pour certains, le confort se conjugue aux effluves de liberté.

Laisser un commentaire

Créez un site ou un blog sur WordPress.com

Retour en haut ↑