Quand passent les licornes

Où l’on reparle de drague, de licorne et de St-Barth.

Une jolie femme partage mon Escalator de RER. Une petite quarantaine, élégante et sportswear à la fois (cheveux lissés avec lesquels elle joue, jeans, tennis et gilet façon mouton blanc ajusté), elle me dépasse et prend d’assaut les marches. Je la retrouve un peu plus haut, à l’arrêt sur la file de droite d’un autre Escalator.

Derrière elle, quatre grands types qui, la quarantaine approchée, devraient avoir compris ce qui marche ou pas dans les techniques de drague. Visiblement non.

Le mec juste derrière la femme se contorsionne dans tous les sens pour la regarder sous toutes les coutures et attirer son attention. En désespoir de cause, le voilà qui sort un « Wesh ! » déterminé.

La femme se retourne sec : « C’est à moi que tu dis Wesh ? Non, mais vraiment ! »

Et de s’en retourner définitivement, de passer le portillon et de planter là le dragueur du ghetto.


Dans la queue d’un fast-food couronné à défaut d’étoilé, quatre copains patientent. Tout de noir vêtus, grands, entre 20 et 30 piges, du genre à ne pas lésiner sur le prix de leurs fringues et de la facture du coiffeur, « black, blanc, beur » pour reprendre une expression démodée, ils font étudiants, ils font parisiens, ils assument leur look « Virils mais branchés ».

Jusqu’à ce que passe une licorne rose.

Ou plutôt un mec, déguisé en licorne rose avec une jupe tutu en tulle (rose aussi) et une pancarte « Free hugs », épuisé par sa longue journée de câlineur généreux.

Et voilà les quatre copains, touchés, amusés aussi, qui réclament un câlin. La licorne obtempère. Les gars sont heureux.


Discussion entre trois jeunes femmes et un mec sur des connaissances respectives installées sous d’autres latitudes.

« Non, mais le pire, c’est Saint-Barth. Tu connais Saint-Barth ?

– C’est le truc friqué ?

– Ouais. C’est très cher là-bas. Ils ont aucune conscience de l’argent. J’ai une copine qui est venue faire ses études en France. Ses parents lui donnaient une pension et tout. En 2 jours à Paris, elle avait claqué tout son mois. Aucune conscience de l’argent. »

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