Ce soir encore, mes petits trolls me prouvent qu’ils ont du répondant.
Mes deuxièmes années sont de retour après leurs concours. Du coup, ce soir, le club rock est davantage un lieu pour papoter, délirer, chahuter que danser.
L’un d’entre eux est un trublion, qui n’a pas sa langue dans sa poche. Les jeux de mots fusent, les piques aussi.
Soudain, c’est le drame.
Persuadé d’avoir le dernier mot, il assène sa réplique à mon attention, et la clôt naturellement d’un « Connas..! Oups, pardon ! »
Tout confus, le loulou.
Fou rire général des autres.
Bon, ça c’est fait. Quand les élèves en oublient que t’as le pouvoir de les faire souffrir.
« V. Y a combien de chiffre dans ton âge ?
– Pardon ? Je peux difficilement en avoir moins de 2…
– T’as quoi ? Trente… ?
– 33.
– Ah oui, l’âge du Christ.
– Rhooo, mais lâchez-moi avec le Christ ! »
Agacée de cette constante référence, je grogne un peu plus fort et attire l’attention d’un autre élève.
Rappel : nous sommes à Versailles, ville d’obédience principalement catholique.
« Quoi, le Christ ? Qu’est-ce qu’il a le Christ ? s’inquiète cet élève aux nombreux cousins séminaristes.
– ON LUI A NIQUÉ SA MÈRE ! » réplique le trublion.
C’était soit une syncope, soit un fou rire. L’absurde a gagné.

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