« Pas la 3 Bis. »

C’est un papa aux cheveux blancs. Il est grand, costaud, en forme, la voix ferme et tendre à la fois. Il voyage avec ses deux fils, deux petits bruns métis de 10 et 6 ans. Le petit dernier est perché sur les genoux de son papa, la main fermement accroché à son cou, malgré une place libre à côté. L’aîné, plus aventurier, est assis de l’autre côté de l’allée, dans un carré qui se vide au fur et à mesure des stations et que le petit bonhomme explore, à son aise.

« Papa, Amir voulait descendre à Parmentier.

– Non, non, on rentre maintenant.

– Pas la 3 Bis, papa, » interrompt le petit.

« Humm ?

– Pas la 3 Bis.

– Mais si.

– Non, pas la 3 Bis !

– Mais on rentre à la maison, là.

– Non ! Pas la 3 Bis. Pas la 3 Bis, papa ! Pas la 3 Bis, pas la 3 Bis, pas la 3 Bis. »

Descendus à Gambetta, papa emmène ses deux petits, direction la 3 Bis.

Fiston, 0. Papa, 3bis.

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