Les voyages déforment la jeunesse : voilà que je me mets à lire les murs au lieu de laisser traîner mes oreilles.
Vu sur un mur de Menton, ville à forte population d’Italiennes à perruques et « m’as-tu-vu » de casinos : un visage de profil fumant un gros pétard et, pour qu’on ne confonde pas ça avec une cigarette qui fait pas rire, l’artiste avait inscrit dans le corps du joint : « Hache ».
Sur 5 bons mètres de murs marseillais, au niveau du dernier étage d’un immeuble avé vue sur le port, peuchère : « Y a t’il kelkun ki voudrait tombé amoureu de moi ? »
Sur un mur de rue revendiquant la poésie urbaine : « La colère de mon père me fait peur à en perdre ma couleur. »

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