Les trolls – le retour

Une nouvelle année scolaire a débuté, m’apportant de nouvelles sources d’inspiration et me privant d’autres, parties intégrer leurs grandes écoles chéries (ou pour la plupart se détendre allègrement entre deux cours et 40 soirées).

Qui dit rentrée, dit nouveaux. Qui dit nouveaux, dit apprentissage de la vie en internat, voire de la vie en communauté pour nombre d’entre eux.

Se retrouver à partager une chambre et un bureau avec deux inconnus quand on a 16 ans, qu’on est stressé comme jamais parce que « oui, la prépa, c’est compliqué » et qu’il y a une toute nouvelle séries de règles à assimiler (oui, on tire la chasse derrière soi; non, on rampe pas dans les couloirs), il faut bien avouer que ce n’est pas évident pour tout le monde.

Alors, un soir, un cri strident retentit dans l’internat garçon deuxième année. Un cri de soprano qu’on égorge.

Je me précipite dans une chambre occupée par deux étudiants :

« Qui a crié ?

– Ah, c’est pas moi, c’est lui, se dédouane l’occupant de la chambre.

– Toi ? Toi, tu as poussé ce cri de fillette ? »

C’est un gamin bien dans ses baskets, un peu taquin, un peu frimeur, un peu grande gueule. Il sourit nonchalamment et cherche une excuse crédible.

Manque de pot, son camarade l’enfonce :

« Oui, il y avait un cousin, il a eu peur.

– Mais il était énorme, et il s’est posé sur moi ! »

Bref, 18 ans, du bagout à revendre, une bonne dose de confiance en lui, et une peur des moustiques.

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