Promenade dans le couvent à la fin de la récré.
Un groupe de lycéennes papote bruyamment, à deux pas d’un garçon et d’une fille en pourparlers devant les crocus en fleurs du patio.
Il se tient difficilement sur ses deux béquilles. Elle lui sourit et joue avec les deux cordons de son sweat.
Un peu chipie, un peu mutine, elle tire sur les cordons jusqu’à ce que le garçon soit déséquilibré.
Il trébuche vers elle et en perd ses béquilles, comme d’autres leur latin.
Des béquilles ? Pourquoi faire ?
Le voilà qui a des ailes.

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