Chronique ’emmistralée’

Entre deux rencontres professionnelles, on déambule sur les allées ensoleillées de Valence et on observe l’habitant.

C’est un papa et ses deux enfants qui se fraient tant bien que mal un chemin entre les stands du marché et le barnum du festival. Soudain, le voilà qui trébuche sur un obstacle inattendu et manque de s’étaler par terre.

« Oh putaing ! Qu’ils sont cons ces pigeons ! »

Parce que « avé l’accent », c’est encore meilleur.


Ayant trépigné quelques heures dans cinquante mètres carrés ensoleillés à saluer les copains et soudoyer les demoiselles gérant l’agenda des producteurs, nous nous dirigeons harassés vers notre logement, rêvant d’un thé et d’un fauteuil Louis-Philippe rembourré. Sauf qu’à deux pas de notre porte, nous trouvons une carte de transport. Qu’à cela ne tienne, il y a une enfilade d’arrêts de bus à cent mètres de là. Et nous ne sommes plus à 5 minutes près.

On va bien tomber sur un quelconque préposé aux transports en commun du coin, se dit-on.
Erreur, y en a pas.

Pas grave, on va la donner à un chauffeur de bus.
Sauf qu’il n’y a pas de bus en vue.

Aucun souci, trouvons une bonne âme.
Elle est jeune, dans les 16/18 ans ; et vu le look, plutôt apte à rencontrer des gens. Nous l’interpellons.

« Bonjour, nous avons trouvé cette carte par terre, pourriez-vous la donner au conducteur du bus ?
– Vous voulez que je la donne au chauffeur ?
– Oui.
– Non.
– Non ?
– Non !
– Vous voulez pas rendre service ?
– Non. »

10 mètres plus loin, un bus s’arrête. Nous tendons la carte au conducteur :

« On l’a trouvé par terre.
– Ok. »

Et tout simplement il la prend pour la ranger.

Les Bonnes Actions, c’est plus ce que c’était.

Laisser un commentaire

Créez un site ou un blog sur WordPress.com

Retour en haut ↑