Un lieu commun prétend que le monde du cinéma est une grande famille.
J’imagine que l’on est potentiellement tous l’oncle pervers, la cousine relou, voire l’idiote belle-maman d’un scénariste croisé au détour d’une conférence ou d’une productrice bousculée à une table d’un café.
Dans les faits, les festivals sont souvent l’occasion de voir loin de chez soi des collègues qui habitent notre propre quartier et qu’on voit jamais autrement.
Mais hier alors que je rejoins une productrice avec qui j’ai rendez-vous, elle me présente son interlocuteur.
« On se connaît, non ? » Me dit-il.
Ne jamais contredire son interlocuteur lorsqu’il pourrait être le producteur de Rintintin et Marisette, la série aux 13 Golden Globes. Surtout quand il pense vous connaître. Il se pourrait bien qu’il ait raison.
« Ta tête me dit quelque chose. Et je connais ta voix.
– Heu… »
Son nom me dit effectivement quelque chose. Je sais surtout, du fait de son appartenance à la région Paca, que ça remonte loin, à très loin.
« Oh mon dieu ! C’est toi qui m’a donné le virus du cinéma ! Tu étais mon prof au Club Ciné du collège Longchamp.
– Ah ben tu as pas changé. »
Vu que j’étais en cinquième, je refuse de me vexer. Surtout que sans lui, j’aurais jamais écrit mon 1er scénario de court (un machin bizarre où une gamine obtenait la reconnaissance de ses pairs).
C’est le genre de rencontre qui te donne l’impression d’avoir 6 ans et de voir débarquer le père Noël dans ta cheminée.
Alors oui, le cinéma est une grande famille, et je viens d’y retrouver mon grand-père. Qui m’informe que Jérémy Elkaïm était un de mes camarades du club. Un cousin, quoi.

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