Soleil, touristes et parisiens

Aujourd’hui il faisait beau, le printemps est là, les vacances aussi. En toute logique, les Parisiens sont au travail et les enfants dans les parcs.

C’est une jeune ado et son camarade, elle le regarde de haut, perchée sur un muret et lui assène quelques « vérités » de son cru :

« Non, mais c’est pas vrai, t’es toujours en train de dire des mensonges !

– Mais tu me crois JA-MAIS!!

– Tu mens, t’as les yeux qui brillent. T’as les yeux qui brillent donc tu mens. »

Il peut être amoureux aussi, non ?


Ils sont huit enfants à jouer au foot à côté d’un kiosque à musique.

D’un côté, il y a ceux qui ont le ballon : un grand d’1m70 ou plus qui l’envoie alternativement à son copain de 11 ans ou aux deux petits garçons de 5/6 ans. De l’autre côté, il y a celles qui veulent le ballon et à qui on ne fait jamais une passe, trois fillettes de 8/10 ans et une petite soeur de 5 ans.

Elles courent dans tous les sens, crient pour qu’on leur lance le ballon. En vain. Elles ne touchent pas une balle.


Une fois n’est plus coutume, je prends la 13 et y retrouve les sardines franciliennes harassées par leur journée de travail. Éparpillés dans le wagon, des anglais en déplacement professionnel tentent tant bien que mal de continuer leur conversation et de ne pas se tromper d’arrêt.

« Tonight, we want to eat something french, » explique l’un à leur guide, un français bilingue en costume chic.

Devant sa tête peu convaincu, l’Anglais reprend :

« Frogs ? »

Le guide déglutit, avant qu’un autre enchaîne :

« Last year, I ate some specialities : salmon, the fish, with… duck inside…

– With Foie gras or real duck ?

– Real duck. It was great. »

S’il le dit…


Alors que je relate cette saynète à un camarade un peu plus tard, celui-ci me raconte ses péripéties de cueilleur de champignons bredouille reconverti en pêcheur de grenouille.

« C’est très facile à attraper une grenouille. C’est con, mais facile. Tu attaches un chiffon rouge à ta ligne et tu la lances. Et croa, la grenouille se jette dessus. »

Finalement, les toréadors peuvent toujours se reconvertir en pêcheurs de batraciens si le chômage les guette.

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