Belle de nuit

Ils ont une jeune septantaine, semblent mariés depuis bien des années et trottinent ensemble sur le quai, les doigts entrecroisés.

Il parle de la voix d’un fumeur de Gitanes passé sous le bistouri d’un oncologue.

« Olivier me dit que c’est une belle femme.

– Quoi ?

– Il dit que c’est une belle femme, tu trouves pas ?

– Non ! » Elle est catégorique. « Ce n’est pas une belle femme ! »

Il la regarde, intrigué.

« C’est ce qu’on appelle une belle plante, » précise-t-elle.

Tout est dans la nuance.

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