Il porte un chapeau de feutre brun, un ample jean plein de tâches de peinture véritables, un large manteau de toile ocre composé de parties bariolées au pinceau et d’autres parsemées de gouttelettes noires, un bouc et une moustache, des lunettes à fine monture noire et munies de tout petit verres ronds, ainsi qu’une grosse bague en argent et malachite. Des chaussettes jaunes vif, un polo rouge et des chaussures en daim noir achèvent l’ensemble. Il a la peau mate et te sourit quand tu croises son regard.
Elle est jolie et parisienne passe-partout : toute de noir vêtue, elle porte des ballerines plates, un fin collant sous sa jupe courte et un manteau coupe trench. Elle ne dépareillerait pas à l’accueil d’un magazine ou dans une boite de formation. Mais ce n’est qu’un uniforme : « Là, tu me vois comme ça, mais la semaine prochaine, j’aurai un sac à dos sur le dos et serai sur les routes du Brésil. »
La brune porte un carré mi-long à frange soigneusement peigné, un trench-coat beige de coupe anglaise chic, une pantalon ajusté et des Richelieus vernies. Son sac de cours est un sac de madame, en cuir, à 150 euros.
La blonde a de longs cheveux rebelles, un perfecto de cuir noir usé, un jean, un Eastpack tagué et des Doc’Martens noires. Une triple chaîne protège son portefeuille jusqu’à sa poche arrière de jeans.
Elles arrivent au portail, bras dessus, bras dessous, les meilleures amies du monde.

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