Quand ta conversation téléphonique prend des allures acabrabantesque… abracabresque… abracabrantesque… surréaliste, quoi.
Tu passes une commande sur un site qui t’informe lundi que tu seras livrée mercredi.
Mardi tu reçois un texto t’informant que le livreur n’a pas pu de déposer ton colis.
Bon tu étais chez toi toute la journée. Ta sonnette est bien avant ta porte d’entrée avec ton nom dessus. Tu as donné l’adresse. Le digicode. Le bâtiment. L’étage. La porte. Ton empreinte digitale et ton globe oculaire pour pénétrer dans Fort Knox… Ah non, je m’emballe. Bref, personne n’a sonné.
Alors tu appelles le numéro pour reprendre un rendez-vous. Pendant que tu patientes qu’un interlocuteur soit disponible, on te rappelle que tu peux utiliser leur site internet. Site internet où tu dois indiquer… exactement ce que tu as indiqué. Passons, quelqu’un prend enfin l’appel.
Elle est gentille, elle veut bien t’aider, elle est surtout blasée.
Quand tu l’informes que personne n’a sonné, elle finit ta phrase à ta place, tellement l’habitude est prise pour les livreurs de ne plus livrer.
« On va reprendre rendez-vous alors. Pourriez-vous me redonner l’adresse ? »
Tu obtempères, même si pour vérifier ton dossier, elle te l’a faite citer dix secondes plus tôt.
« Très bien. Et il y a quelque chose pour qu’il se repère ? Un café ? Un supermarché à côté ?
– Non, mais y a le numéro de l’immeuble bien visible. »
Tu hésites à lui dire le nombre de marches à grimper et la couleur des murs, mais bon, tu as compris que le livreur allait certainement prétexter une dislexie pour se tromper de numéro et un daltonisme pour confondre son PMU préféré avec ta façade rutilante.
C’est quand même étrange ce monde où le seul livreur ne s’étant pas contenté d’un avis de passage dans ta boîte aux lettres ne comprend pas pourquoi tu le remercies de faire son travail. Non ?

Il y a quelques années, le député-maire n’a reçu aucun courrier pendant 15 jours. J’avais mis le facteur en arrêt de travail…
J’aimeJ’aime