Cherchez le clown triste

Elle attend sur le quai de la gare, farfadet de couleurs sous le ciel en deuil de neige. 

Deux ronds de fard rose sur les joues et des larmes de sang sous un œil. Des cheveux blonds teints en rose délavé, au chignon ceint d’une guirlande de lumières. 

Une veste multicolore des années 90 – jaune, vert, rose et blanc comme un tableau d’enfant. Un pantalon rouge, taille haute et jambes courtes. Des Doc Martens aux lacets colorés.

Elle monte dans le train, oiseau de paradis au milieu des ombres grises se rendant au travail. 

Saint Lazare. Une jeune femme descend, pendue à son téléphone. 

« T’aurais vu son look, son maquillage. Attends, elle avait même des Leds dans les cheveux… »

Brune, 20 ans, sac noir, veste noire, jeans noir et Converses grises. 

Elle soupire fortement : « C’est violent là. Faut que je m’en remette. »

Un arrêt de métro plus tard, station Trinité-d’Estienne d’Orves, un graffiti orange éclaire les murs de béton gris : « La vie est un cirque, soyez loyal. » 

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